17 mars

Chaud froid.

Semaine version chaud-froid à Shanghai. Le temps fait de surprenants décrochages. Des bourrasques glacées et trempées de pluie puis un vent chaud et moelleux timide et printanier. Shanghai a un climat subtropical sous influence sibérienne.

Nom de noms.

Après l’hilarant « Pourquoi Pet ? » des accessoires pour chiens, voici le mystérieux  « Joli abattage » d’une marque de mode chinoise. Quels glissements de traduction googlelienne ont conduits à cet alliage détonnant. « Joli », ce n’est pas difficile à deviner. Mais « abattage », bon sang !, on se demande d’où ça sort. Battage, Abattoir, Albator… va savoir. Le plus fort, c’est que la marque en chinois se prononce « Zuola », ce qui était bien suffisant à mon avis.

Coïncidence.

Une proposition en discussion avec une toute nouvelle marque de sport. Fondée par un tisseur Chinois qui a recruté un anglais et un japonais pour s’occuper de la collection, c’est un chouette projet : créer des vêtements de sports accessibles, techniques et cool pour homme et surtout pour femme (yoga, running, cycling ) !

Une sorte de coïncidence s’est produite. L’anglais me montre le catalogue actuel qui se résume pour le moment à quelques vêtements très basiques sans style identifiable et me lance pour me tester: à qui pensez-vous que s’adresse cette marque ? D’ordinaire, j’élude ce genre de question  mais là, je me sentais l’esprit prompt au « storytelling » et je lui dis que  l’inspiration technique, féminine, naturelle, me semble venir du monde l’escalade libre. Bingo ! Le type était totalement bluffé comme si j’étais unchamane extra lucide du Yosémite. Il se trouve que le type était le grand ami de Catherine D.(une alpiniste assez connue) et c’est effectivement l’idée qu’il avait derrière la tête.

Mon chinois piétine. Je connais bonjour, merci, au revoir, trois noms de fruits et légumes et aussi compter jusqu’à 100 000 000 000 mais à quoi me servent tant de zéros pour le moment!

Que reste-t-il ?

Je commence à comprendre que je ne suis pas censée tout accepter des gens que j’aime et auxquelles je tiens et que cette limite n’est pas un défaut d’amour pour l’autre comme je le pensais autrefois, c’est la place d’un « reste pour moi » dont j’ignorais à peu près complètement qu’il me revenait de droit.

Peut-être aussi est-ce le signe que je commence à sortir un peu de la Grande Dépression ?

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