5 octobre

Le vice de la curiosité.

C’est la Golden week. Lumière mordorée, lune d’automne, même le silence est d’or. Les employés sont partis. Je travaille fenêtre ouverte. Entre le parfum subtil des fleurs d’Osmanthus.

J’ai travaillé principalement sur le projet du fabricant d’accessoires de voyage qui vend en grandes surfaces. Mon plaisir de chercher est toujours intact ; j’ai le vice de la curiosité. Internet m’a tuer. Je m’égare souvent:

Les français sont anxieux quand ils partent en voyage, on ne compte plus les sites pratiques qui décrivent par le menu comment préparer sa valise. Ils ne voyagent donc pas seulement « avec leurs rêves et leurs raisons » comme premiers bagages (Suarès).

La génération (née entre 1967 et 1976) est appelé la Génération Low Cost par les spécialistes de la consommation. Cela ne m’étonne pas. Notre génération m’a toujours semblé un peu « cheap » !

On aurait perdu beaucoup à se sédentariser: du temps libre et le sommeil ! Jared Diamond dans un livre polémique (Effondrement) explique que l’agriculture, dès son apparition, n’a pas eu que des conséquences favorables. Il écrit ;  « Des études paléo-alimentaires montrent que les chasseurs-cueilleurs d’avant l’agriculture étaient en meilleure santé et mieux nourris que les cultivateurs. Leur régime était plus varié en protéines et en vitamines, ils disposaient de plus de temps libre et ils dormaient beaucoup.

Sagesse et secret.

Mon cousin M. est là pour quelques jours. Il donne des cours d’Ethique aux élèves d’un MBA de Shanghai. Nous avons eu de longues discussions très stimulantes sur les chemins qui peuvent nous mener à devenir des sujets plus capables de se situer dans ce monde trompeur et de faire des choix sensés. Rien que ça ! C’est un garçon qui incite à la clarté. J’ai beaucoup appris et ses pistes de sagesse me sont toujours précieuses. Mais je ne veux pas trop en parler car je crains de les réduire alors à quelques formules creuses qui pourraient composer « l’Ane Chimiste »  – un remake moqueur de l’Alchimiste. Les moines Zen savent très bien cela. Quand on les interroge sur la nature du Bouddha, ils mettent fin à la conversation au seuil de ce qui aurait pu être la révélation ultime par cette courte incise : « Assez parlé, allons boire une tasse de thé ! ». C’est lui qui m’a dit de faire ce blog sur mes chroniques de Chine. Je garde cependant mes correspondances privées. On n’écrit jamais tout.

Photo via Frank Smith

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