Archives de Tag: Amour

26 juin, de beaux salauds

J’ai lu récemment les deux livres les plus célèbres de Gao Xingjian, prix Nobel de littérature (2000) : La Montagne de l’Ame et le Livre d’un Homme Seul. Ce sont des grands livres et pas seulement pour mieux saisir de l’intérieur l’expérience de la Révolution Culturelle. Le narrateur est coupé en deux : son être social appelé […]

23 août, ce qui est beau est saisi.

Ce qui est beau est saisi. Les rues du centre de Shanghai ressemblent dès le matin à ces dessins très détaillés que l’on trouve dans certains livres pour enfants : une gare vue du ciel, un marché animé, une cour de récréation emplie d’enfants. Ils fourmillent de petits personnages occupés à diverses activités. Je suppose […]

18 mai, un accent de vérité

Un ami est parti brutalement de Shanghai jeudi dernier: son visa était arrivé à expiration sans possibilité de renouvellement. Comment a-t-il pu se montrer si négligent ? Il était à quelques jours de deux spectacles dont il était la clé de voûte. La préparation s’était déroulée dans un climat détraqué. Des partitions à demi écrites, avec des […]

28 décembre, la paix et tout le tremblement

Parlez-moi de Noel J’ai passé l’un des Noel les plus déprimants de ma vie qui en compte pourtant déjà quelques-uns de joliment ratés. Voici comment la chose est arrivée. Ces derniers mois, j’étais amoureuse d’un garçon charmant mais hélas, volage et peut-être même un brin vénal, ce qui n’est pas recommandé. Je l’ai trop attendu ces […]

30 novembre, 3 formes de générosité

Novembre est un mois difficile. Celui-ci n’échappe pas à la règle. Après le passage du spleen, l’aspect de l’âme est celui d’un ciel de traîne, instable et changeant. L’azur gagne timidement sa place au firmament tandis que les grands nuages gris s’effilochent lentement. « L’homme peut-il changer », m’écrit B « et ne pas refaire les mêmes erreurs ». Il […]

23 Novembre, get your hands dirty.

Au moins, je n’aurais pas boudé ma peine. Cette semaine, le chagrin m’a élimé comme un vieux torchon, jeté bas, au tapis par l’assaut de sentiments contraires. J’ai dormi comme une masse et au bout du compte, peu vécu. La grande machine de Shanghai n’a que faire de ma langueur et avance à un rythme affolant. […]

15 novembre, Le petit monde de la rue Honggu

Le petit monde de la rue Honggu Pierre Sansot dans son livre « Les gens de peu » saluait fraternellement les gens simples qu’un destin trop chiche a privé de beaux dimanches mais non de valeur et de cette qualité, si précieuse de savoir rire et se réjouir de rien. En écrivant  – Sansot est un grand styliste […]