Archives de Tag: Marque

1er mai, entre deux tours

Juliet G. a fondé une marque chinoise de cachemire après avoir fourni pendant 20 ans des marques de luxe. Entre nous, je n’ai jamais trouvé sa laine exceptionnelle, la fibre est trop courte et trop ouverte ; un toucher ultra-doux qui se donne tout entier, subjugue un instant mais sans convaincre. Mais j’aime beaucoup le […]

20 décembre, le monde loué

Voilà deux semaines que j’ai passées sans lire ni écrire. C’est une erreur : je vis mieux quand les morceaux de ma vie sont tenus assemblés par le fil de l’écrit. Le monde loué Le froid est arrivé brusquement à Shanghai. Le ciel est d’acier, brillant comme un couteau. L’herbe jaunie des parcs crisse sous les […]

27 juillet, après un rapide calcul

   Du coté de Minhang- Méséglise et du coté de Changning- Guermantes En ce moment, je travaille pour deux marques. La première est un label haut de gamme (entendre, cher) dont la directrice de collection est une femme chinoise, apathique et capricieuse. Elle épuise ma patience par d’éternelles bouderies et des attentes exorbitantes qu’elle oublie aussitôt que ma bonne […]

15 juin, le stress du chimpanzé dominant

   Le stress du chimpanzé dominant Les chimpanzés assoient leur domination sur les autres en frappant leurs mains,  en tapant des pieds ou en lançant des branches et des pierres. Et si j’essayais çà avec mes équipiers chinois? A bas la collégialité et la participation ! ne vaudrait-il pas mieux qu’ils fassent ce que je leur […]

8 juin, Madrid, capitale du découragement

Une scène vide On raconte que Beckett quand il apprit qu’il était désigné lauréat du prix Nobel de Littérature, parla de « catastrophe » et s’affligea de “la tristesse d’être compris !”La Chine aurait suffi à Beckett.  Ici, on est incompris tout le temps et le découragement qui suit est sans orgueil. La scène est vide, le rideau […]

Alibaba _1688 et les petites voleuses

   La mort et le yaourt J’ai vécu à New York pendant six mois dans ma 22ième année. Je louais une chambre chez un type portant le nom de Kenneth qui n’avait quitté Manhattan qu’une fois dans sa vie pour se rendre en Floride auprès de sa vieille mère. C’était un gars un peu bizarre, […]

20 avril, petits cadeaux empoisonnés. Ou non.

    L’air de la mode est-il irrespirable ? C’était la Fashion Week à Shanghai et j’ai reçu de H une invitation à assister à son défilé. J’avais raté l’édition précédente à cause d’un taxi poitrinaire qui s’était arrêté mille fois en chemin pour cracher ses poumons et m’avait privé de show. Cette année, c’était moi la […]